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mercredi 7 janvier 2009

On avance, on avance, etc... C'est une évidence !

Deux petites planches transmises par Samuel. J'en profite pour lancer une petite bouteille à la mer si un coloriste était tenté par l'aventure et venait à passer par là.

jeudi 18 décembre 2008

Mise en situation 2


Nous sommes convenus Samuel et moi de faire appel à un coloriste. Je viens d'en contacter un premier (merci Philippe) dans l'espoir qu'il accepte de présenter le projet avec nous.

dimanche 14 décembre 2008

Mises en situation

Suite à la suggestion de Laurent, Samuel et moi sommes tombé d'accord pour qu'il s'essaye à quelques mises en situation. En voici une sur laquelle on peut voir Jeannine et Sudesh devant leur van (très typique, très "cliché", il est vrai ;)) qui aura une certaine importance dans le récit.

mercredi 10 décembre 2008

Hotel California

Je ne vous ferais pas l'injure de vous demander si vous connaissez ce célèbre tube des Eagles sorti en 1976 et dont j'emprunte le titre pour notre projet. Mais je me devais quand même de vous permettre de parcourir les notes de ce blog qui y sont consacrées tout en musique. Et quoi de mieux que la chanson elle même ? N'est il pas ?...
Merde, pourquoi est ce que j'ai besoin d'autant de blabla pour introduire cette chanson ? C'est dingue ! Allez, bonne écoute !


Découvrez Eagles!
Quelques personnages supplémentaires...


Bernard ("Le muet", "la chique", "la chance")
Le gamin



Dédé et Momo

mardi 9 décembre 2008

Il ne dort donc jamais...

Samuel l'avoue lui-même : fervent adepte des Rolling Stones, il les a imités dans leur méthode consistant à s'injecter en intraveineuse de la caféine pure (et peut-être quelques autres produits illicites mais cela ne nous regarde pas !). Je reçois des mails à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Et c'est chaque fois avec un réel plaisir et étonnement que j'ouvre les pièces jointes qui les accompagnent. L'un des derniers en date propose une typo pour le titre... La voici :
Les recherches de Samuel se poursuivent à un rythme effrénée. Voici donc Sudesh et Jeannine :

dimanche 7 décembre 2008

Premières études

Après avoir contacté Bruno Duhamel et Mathieu Reynès afin de leur proposer le projet, collaboration qu'ils ont refusé pour cause de "déjà trop travail" (que leurs scénaristes respectifs soient maudits jusqu'à la 18ème génération !) et car l'univers se rapprochait trop de ce qu'ils avaient déjà faits sur d'anciens projets, je m'apprêtais à ranger le projet dans un carton en attendant des jours meilleurs quand le "bip" me signifiant de l'arrivée d'un email retentit, occasionnant au passage la protestation véhémente de mes enfants occupés à regarder leur épisode quotidien des Winx. Samuel Arrivé est illustrateur et se proposait donc de faire un essai sur le projet ce que je ne pouvais pas vraiment lui refuser au vu des beaux dessins accompagnant son envoi. S'en est suivi une échange de mails et l'envoi des premières études de personnages. Et je dois bien avouer que je suis pour le moins séduit par la rapidité de réaction et l'interprétation du descriptif des personnages que je vous livre ici en même temps que les dites études... Elles ont besoin d'être cleanées et certains personnages doivent être finalisés avant que je vous les montre mais je les trouve pour le moins encourageantes.

Jeannine : Fille de militaire, Jeannine s’est enfuit très jeune d’un foyer au sein duquel elle ne parvenait pas à s’épanouir et encore moins à mettre en pratique les préceptes vers lesquels sa nature douce et aimante la poussait. Elle a rencontré Pierre Henri (alias Sudesh) en Inde. Rentrée précipitamment en France après qu’elle ait failli mourir suite à une overdose, elle tend désormais à se tenir éloignée de la drogue. D’autant plus depuis qu’elle est tombée enceinte. L’image de la jeune femme enceinte et radieuse n’a jamais eu autant de sens qu’avec cette belle jeune femme âgée de vingt cinq ans qui passe son temps à caresser son ventre avec un sourire béat aux lèvres.

Pierre-Henri (alias Sudesh) : D’origine belge, Pierre-Henri a renié sa famille bourgeoise pour parcourir le monde en quête de rencontres épanouissantes. Celle qu’il fit avec Jeannine fut une consécration au point qu’il n’hésita pas à appeler sa famille à l’aide pour rapatrier d’urgence la jeune femme mourante. Détestant son prénom qui lui rappelle trop ses origines, il se fait appeler Sudesh ; ceci lui confère une certaine aura auprès de ses congénères hippies et il s’en félicite. Cet homme d’une trentaine d’années porte en permanence de petites lunettes rondes teintées en rouge ; elles l’aident, aime t’il à répéter, à voir la vie en rose.

Depuis que Jeannine est tombée enceinte, tous deux songent à se sédentariser.

Lino : « Monsieur Lino » comme beaucoup le surnomment, est, à 45 ans, une figure du grand banditisme marseillais. Unanimement reconnu et respecté dans le milieu pour son intégrité, il s’est mis, il y a quatre ans, en ménage avec Lulu, la tenancière d’un bordel. L’annonce de la maladie incurable de sa compagne alliée à une profonde lassitude vis-à-vis d’une vie dont la moitié se passa derrière les barreaux lui ont fait envisager d’en changer. Seulement voilà, il faut de l’argent pour cela et il n’y pas trente six façons d’en trouver rapidement et « facilement »…

André (alias Dédé) : Lino et lui se sont rencontrés sur les bancs de l’école communale et ne se sont plus séparés depuis, accumulant autant de coups d’éclats que foireux. Des années au placard lui ont appris que la clé de la réussite d’un casse reposait principalement sur un minutage précis et une équipe de confiance. Et il a toutes les raisons d’être inquiet. Pourtant, Il est à mille lieux de se douter d’où proviendra le boulon dans son engrenage bien huilé…

« Crazy » John : D’origine irlandaise, ce newyorkais au visage d’ange est arrivé un beau jour à Marseille, un contrat sur sa tête émis par la mafia sicilienne. Tous ceux qui ont tenté de le remplir se sont cassé les dents sur John Mulligan qui s’est fait un plaisir de les rectifier avec une sauvagerie digne du psychopathe qu’il est. Il a récemment appris que le contrat avait été annulé et songe à rentrer au pays. Mais il veut que ce soit auréolé de gloire et plein aux as. Comme si cela ne suffisait pas, Crazy John a un réel problème avec les femmes, sa satisfaction sexuelle ne passant que par leur humiliation, voire pire…

François (alias le gamin) : Objet de toutes les convoitises de la part des détenus de la prison des Baumettes au sein de laquelle il purgeait une peine pour vol de voiture, le gamin n’a du son salut qu’à sa mise sous protection par monsieur Lino. A sa sortie, il est devenu un chauffeur efficace auquel on fait de plus en plus appel.

Bernard : Dans le milieu marseillais où l’on aime affubler ses membres de sobriquet évocateurs, Bernard est un cas à part. Il est d’abord « le muet » car il ne parle jamais au point que tous sont persuadés qu’il l’est vraiment. Il est ensuite « La chique » pour sa propension à mâcher du tabac et à cracher un jus noirâtre, peu importe l’endroit où il se trouve. Il est enfin « la chance » car en trente ans de métier, pas une seule fois les policiers ne sont parvenus à l’arrêter ou à l’impliquer dans un casse…

Marc et Lucien (alias Les jumeaux) : Fils d’un malfrat ayant fait les belles heures du banditisme sous l’occupation, les jumeaux ne se caractérisent pas par leur intellect. Toutefois, ils sont reconnus comme des hommes de main efficaces et de redoutables tireurs.

Maurice (alias Momo le gorille) : Autant les jumeaux sont conscients de leurs limites intellectuelles, autant Momo le gorille, leur frère, surnommé ainsi en raison d’un physique de catcheur et de sa force herculéenne, se prend pour le cerveau de la famille. Ceci n’est malheureusement pas le cas et sa bêtise lui a déjà valu plusieurs années de placard. Cela ne l’empêche toutefois pas de persévérer…

Henri : Commissaire à l’évêché, Henri a connu Dédé et Lino sur les bancs de l’école. Bien qu’il éprouve pour ce dernier respect et amitié, il n’hésiterait pas un seul instant à le jeter en prison s’il enfreignait la loi…


jeudi 13 novembre 2008

Putain !

Vous vous souvenez de ce film "Quatre mariages et un enterrement" ? Au début, Hugh Grant est en retard. On l'entend répéter à foison des "merde" à mesure que les tuiles lui tombent dessus. Perso. (ce n'est pas du snobisme de ma part, hein ?), j'ai vu le film en VO la première fois . Ce qu'il dit, c'est "fuck". Ce qui, si j'en crois ma connaissance de la langue de Shakespeare se traduirait plus, dans notre propre langage ordurier, par "putain"... Donc, PUTAIN ! Que je suis con ! Hier, j'ai envoyé plusieurs dossiers éditeurs du projet "Hôtel California". Comme je suis un gros feignant, j'ai fait une base de mail commune et je rajoutais ensuite une petite note perso. à l'intention de l'éditeur que je visais. Or ma base de mail commune commençait invariablement par "Bonjour madame"... Ce qui,quand vous envoyez, par exemple, à un Pierre Paquet, n'est pas la meilleure entrée en matière... PUTAIN !!! En espérant que cela ne soit pas trop handicapant pour encourager l'éditeur à lire le projet...

mercredi 12 novembre 2008

Nouveau projet en quête d'un dessinateur : Hôtel California

Bon, ben voilà un projet assez ancien que je tente de relancer. C'est à dire trouver un dessinateur (de préférence talentueux ;)) pour s'y atteler avec moi. J'ai contacté un ou deux auteurs professionnels sans grand espoir de recevoir une réponse et ai laissé quelques postes sur divers forum de BD. Les quelques réponses reçues ne devraient pas donner quoi que ce soit, tout du moins pour ce projet mais je ne désespère pas. En attendant, que ceux qui passent ici aient la gentillesse de me dire grosso modo ce qu'ils en pensent. Personnellement, et c'est normal, j'aime bien l'idée et je m'éclate dans son traitement mais j'ai peur de ne pas être méga objectif... ;)
En résumé :
Sud de la France, fin des années 1970. Une équipe de malfrats s’apprête à braquer un fourgon blindé. Parmi eux, « Monsieur Lino ». Par amour pour « Lulu », sa compagne atteinte d’un cancer au stade terminal, il a décidé de mettre un terme à sa carrière. Ce coup sera son dernier et devrait leur assurer une retraite dorée pour les quelques mois qui leur reste. Mais comme le fait très justement remarquer un des malfrats, « Partager en trois, ça fait plus qu’en huit… C’est mathématique ! » Et cette donnée, Lino l’a intégrée depuis belle lurette. Aidé de deux complices, il va donc tenter de doubler le reste de l’équipe et notamment Dédé, son plus vieux complice et ami.
Seulement voilà, tout ne va pas se dérouler comme il le prévoyait et il va mêler à sa fuite un couple de hippies dont le seul tort a été de croiser sa route. Ces derniers parviendront tant bien que mal à retourner une situation pour le moins délicate et, finalement, à profiter de l’aubaine pour faire fortune. Mais ils devront pour cela remettre en question certains de leurs préceptes. C’est à ce prix qu’ils pourront réaliser leur rêve : ouvrir un hôtel qu’ils baptiseront « Hôtel California » en hommage à la célèbre chanson des Eagles.
Les intentions de l’auteur :
Ce premier opus est le point de départ d’une série. Cette dernière vise à rendre hommage à certains standards musicaux ayant marqué leur époque de par le succès qu’ils ont rencontré ou par l’influence qu’ils ont pu avoir sur la société, notamment à travers les mouvements dont ils sont issus. Chaque opus (one shot ou dyptique) aura comme nom le titre d’une chanson représentative de l’année durant laquelle se dérouleront les évènements décrits ; ces derniers faisant eux-mêmes références à la chanson, à ses paroles ou au mouvement social (ou musical) dans lesquels elle s’inscrit. L’hôtel que le couple de hippies fait construire et exploite à la suite de ce premier tome sera le fil conducteur de la série. Et c’est au sein de ce microcosme sans cesse changeant du fait des gens qui y séjournent que prendra place l’essentiel de l’intrigue de chaque opus qui pourra, le cas éventuel, être réalisé par un dessinateur différent afin d’accentuer la corrélation avec le mouvement musical ou la chanson abordés.
L’année 1977, au centre de ce premier tome, est l’occasion de mettre un focus sur deux mouvements antagonistes représentatifs de l’époque.
En premier lieu, les hippies dont l’idéal d’une société utopique basée sur la non-violence est en train de marquer le pas face à celle de consommation, censée offrir à tout un chacun travail et confort. Comme beaucoup d’irréductibles qui continuent de voir dans cette vie de Bohème, le partage de valeurs communes et, parfois, la consommation de drogues hallucinogènes, une fin en soi, le couple de hippies qui va se retrouver mêlé à la fuite de monsieur Lino tentent de résister à la disparition annoncée de leur mouvement. La récente annonce d’un heureux évènement à venir a toutefois quelque peu entamé leurs convictions et ils songent déjà à se sédentariser… L’occasion sera assez inattendue mais ils sauront la saisir avec intelligence et un rien de machiavélisme.
En deuxième lieu, et c’est là que se situe l’hommage principal de cet album, le milieu du grand banditisme. Représenté par une équipe de malfrats à l’ancienne qui va se retrouver confrontée à la trahison d’un des siens, et pas n’importe lequel… Elle est composée de personnages qui ne sont pas sans rappeler ceux immortalisés dans les films scénarisés par Michel Audiard : des grandes gueules attachantes qui ne s’en laissent pas compter et utilisent un vocabulaire qui leur est propre. A ce titre, en toute modestie, un soin particulier a été porté aux dialogues afin de les rapprocher au plus près de ceux des films références que sont « Les tontons flingueurs » ou « Le pacha ». Monsieur Lino comme le suggère son nom, se veut bien entendu et plus particulièrement un alter égo de Lino Ventura. Le dessinateur aura d’ailleurs comme tache de s’inspirer de ces « gueules » du cinéma français ayant marqué les années 70.
La confrontation de ces deux milieux antagonistes devrait assurer une certaine forme d’humour dans une histoire qui se veut toutefois assez sombre. Pour ce qui est de la corrélation avec la célèbre chanson des Eagles (parue en 1976), elle se fera notamment dans la communauté dans laquelle les deux hippies accompagnés de monsieur Lino trouveront refuge en fin d’album. Certaines paroles de la chanson seront d’ailleurs utilisées à cette occasion.
En souhaitant qu’à l’instar des occupants de l’hôtel california, cette histoire se révèle assez passionnante pour qu’il ne vous soit plus possible de la quitter…

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