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vendredi 12 mars 2010

Projet en cours de finalisation

Edit : Pas de réponse. Cela signifie t-il que c'est à ce point nul que vous ne vouliez pas vous prononcer ? ;-)


Il y a trop de projet que je traine dans mes cartons depuis tellement de temps... A l'origine, un dessinateur devait se charger de présenter certains d'entre eux avec moi. Mais des emplois du temps trop chargés ou une autre proposition peut-être plus intéressante ont eu raison ou trop largement repoussé l'élaboration du projet...
C'est le cas pour ce projet intitulé "Meurtres au passé simple". 
Or étant dans une période de doute profond quant à mes capacités de scénariste, et de ce fait ne me faisant plus guère d'illusions, je me suis décidé à ressortir les dits scénarios, de reprendre quelque peu leur formulation et de les envoyer en l'état vers nos chers éditeurs. Certes, je suis à peu près sûr que la plupart d'entres eux ne prendront pas la peine d'y jeter un oeil. Le nombre de dossiers reçus étant trop important, il leur est impossible de tous les lire et les étudier avec l'attention nécessaire. Néanmoins, comme dirait l'autre, "sur un malentendu", tout peut arriver. 
J'ai la prétention de croire que cette histoire est une bonne idée à la base... A vous de me dire ce que vous en pensez...
En résumé : 
Alors qu’il pouvait prétendre à une affectation prestigieuse à Paris, Yannick Keromnes, jeune lieutenant de police tout juste promu de l’ESOP, opte pour la PJ de Brest. Ce choix, que beaucoup, notamment sa fiancée, ne comprennent pas, est motivé par des rêves récurrents et obsédants dans lesquels une dame blanche se fait assassiner et l’appelle à l’aide avec insistance. 
Son intégration au sein de sa nouvelle affectation ne se fait pas sans mal et Yannick continue de rêver. Mais là où il n’était auparavant qu’un spectateur angoissé, il tend à devenir de plus en plus acteur sous les traits d’un soi d’une autre époque, un peu comme si ces rêves étaient en fait des réminiscences d’une vie passée. Et ils vont prendre toute leur signification quand les ossements d’une femme assassinée il y a deux siècles vont être retrouvés enfouis dans la lande bretonne… Se sachant impliqué, ne serait ce que par les rêves qui continuent de l’aiguiller dans son enquête, Yannick va, malgré les injonctions de sa hiérarchie, se lancer à corps perdu sur les traces d’un tueur diabolique dont certaines personnes ont, de nos jours, tout intérêt à ce que l’on ignore l’existence…
Les intentions des auteurs : 
Ce projet, prévu en trois tomes, s’inspire d’un fait divers survenu en Bretagne en 2006. On y découvrit, enfoui sous le sable d’une plage, les ossements d’une femme dont les premières constatations indiquaient qu’elle avait été assassinée. Il fut un temps question qu’il s’agisse d’une victime de Francis Heaulme, tueur en série ayant séjourné dans cette région et y ayant commis au moins un meurtre. Puis le légiste décida de pousser ses expertises pour finalement découvrir que la victime était morte plusieurs siècles auparavant. Dès lors, bien sûr, il fut décidé de classer l’affaire…
Pour le héros de cette histoire il n’est pas question de classer l’affaire. D’une part parce que depuis la mort de son père, assassiné dans des conditions mystérieuses, il s’est juré de résoudre toutes celles auxquelles il se retrouverait confronté. D’autre part parce qu’il se sait intimement lié à la victime à cause des rêves qu’elle lui impose et dans lesquels elle prend les traits d’une Dame blanche… De ces rêves dont on garde un souvenir que le réveil n’estompe pas et qui nous obsède ou nous dérange tant qu’ils restent présents dans notre esprit. A ce titre, toutes les apparitions de la dame blanche ou de Yannick - sous la forme de son alter égo du XVIIIème siècle - tenteront, par leur mise en scène tant graphique que scénaristique, d’impliquer le lecteur au plus près, ce dans le but qu’il s’en trouve troublé à son tour. Outre ce rôle, les rêves  contribuent à aiguiller Yannick dans ses recherches et forment une histoire parallèle et décousue que le lecteur reconstituera au fur et à mesure de la progression de l’enquête ; créant ainsi une sorte de passerelle interactive entre monde réel et rêvé. 
Mais pour que cette enquête ait un but réel, il faut évidemment qu’il y ait une possibilité de découvrir l’identité du meurtrier… et surtout de l’empêcher de nuire une nouvelle fois. Or, naturellement, il est impossible qu’un meurtrier ayant sévi au XVIIIème siècle soit encore vivant à notre époque… A moins qu’il ne soit lui-même un personnage surnaturel… Et c’est ainsi que l’aspect fantastique de cette enquête va aller crescendo, mêlant progressivement les rêves aux Déités précolombiennes, sacrifices rituels et légendes bretonnes. 
Yannick aura fort à faire pour déjouer le machiavélisme de ce meurtrier, d’autant plus qu’il va rencontrer la réincarnation de la Dame blanche à notre époque ; une jeune femme dont il va s’éprendre et qui bien sûr est au centre de son enquête. Un peu comme si, quelque soit l’époque, l’histoire était un éternel recommencement…

vendredi 21 mars 2008

Akakor, un nouveau projet

Il y a de cela quelques semaines, Anthony Cocain avec qui je corresponds depuis pas mal de temps sur le net, m'a parlé de son envie de se lancer dans un nouveau projet de BD d'aventures. Ce qu'il voulait, c'était un héros un peu à la Indiana Jones qui parcourrait le monde à la recherche de trésors ou cités oubliées ou mythiques. Premier stade : je me lançais dans une recherche documentaire. Anthony m'avait bien stipulé que ce qu'il voulait, c'était mettre en avant sa capacité à dessiner la nature, les forêts vierges ou les fonds marins. Au détour du net (quelle merveilleuse invention, n'est ce pas ?), je suis tombé sur le site de Thierry Jamin dans lequel il répertorie plusieurs légendes sur des cités oubliées en Amérique du Sud et plus particulièrement celle de la cité d'Akakor. Fort de cette légende (?) comme inspiration, j'ai commencé à écrire un scénario mettant en scène une jeune et belle chasseuse de trésors (un peu dans le style de Tomb Raider mais en moins « tueuse » quand même). Le père de cette jeune femme, décédé depuis plusieurs années alors que l'aventure commence, était obsédé par cette cité. Sa fille reprend donc le flambeau et se lance sur une piste qui va l'amener au plus profond de la forêt amazonienne. Seulement voilà, elle n'est pas la seule à chercher cette cité sensée abriter une rivière de diamants et peut-être un trésor beaucoup plus important encore. Elle va être aidée par un malfrat parisien rencontré au début de l'aventure. L'essentiel des dialogues entre ces deux protagonistes principaux est d'ailleurs axé sur l'antagonisme qui existe entre eux, un peu comme dans des films tels que « A la poursuite du diamant vert » ou encore les trois volets de Indiana Jones.

Anthony s'est également mis au travail et vient de me faire parvenir les premières études de personnages. Vous pourrez suivre sur son blog ou le mien la progression de ce projet qui, je l'espère, devrait nous amener vers ce Graal tant espéré : une publication ! ;)

dimanche 9 mars 2008

Nouveau projet - Un pays de rêves

Pas de complexes. A l'instar de Benjamin Leduc qui m'a dit qu'il le faisait de plus en plus, je vais envoyer quelques scénarios sans dessinateurs aux éditeurs.
En préparation donc, "Un pays de rêves", un one shot, dont je vous livre ici la note d'intention. N'hésitez pas à me dire ce que vous pouvez en penser et si cela vous semble compréhensible. La note d'intention est un exercice difficile dans lequel je n'excelle pas vraiment.

En résumé :

Elikia et Kodjo sont deux jeunes hommes rescapés du génocide rwandais. Etablis depuis peu à Pointe Noire, au Congo, Elikia travaille comme apprenti chez un maître tailleur de quartier tandis que Kodjo vit de petits expédients. Tous deux partagent le même rêve : partir, quitter l’Afrique qui leur rappelle trop de mauvais souvenirs, émigrer en France.

Un soir, ils s’embarquent clandestinement à bord d’un cargo pour une traversée périlleuse avec, en ligne de mire, ce pays de rêves. Mais la frontière est parfois mince entre le plus beau des rêves et le plus sombre des cauchemars…

Les intentions de l’auteur :

A travers l’histoire d’Elikia et de Kodjo, ce projet (one shot) tente modestement de comprendre comment et pourquoi nombres de jeunes africains n’hésitent pas à risquer leur vie afin d’atteindre l’Eldorado français. Ce pays légendaire où, dit-on, on vous donne de l’argent sans que vous n’ayez rien à faire, où la réussite sourit aux audacieux, est apte à susciter l’envie de gens qui n’ont souvent rien à perdre. Et aucun danger n’est assez insurmontable pour ceux-ci. Mais au-delà de ces rêves se cache une réalité beaucoup moins idyllique et c’est ce que vont découvrir à leurs dépens les héros de cette histoire.

Afin d’illustrer les rêves de tous ces immigrants, l’essentiel de l’action se passera justement dans un rêve. Celui que fait Elikia alors qu’il est toujours à bord du cargo qui doit le faire passer en France. Un de ces rêves qui nous semblent si réels qu’ils nous laissent, au réveil, déroutés. Mais un rêve tout de même, avec ses incohérences et sa part de fantasmes. Le dessinateur aura d’ailleurs la tache de faire transparaître l’idée de ce rêve à travers des incohérences visuelles (par exemple, au niveau de l’architecture de certains monuments ou bâtiments parisiens) tandis que le scénariste s’attèlera à ignorer certains aspects bien réels de la société française, notamment celle qui a trait aux problèmes d’immigration.

Bien que rêvée, l’aventure d’Elikia intègre une part de réalité, fruit de ce qu’il a pu entendre sur la France. C’est un jeune homme qui a les pieds sur terre et sait d’expérience que la vie n’est pas toujours exempte de problèmes. Notamment quand on a pour compagnon un Kodjo. Entre nos deux héros existent des liens indéfectibles qui transcendent ceux de la famille ; ils ont affronté certaines choses que peu de personnes auraient supportées et c’est grâce à la solidarité qui les unit qu’ils ont pu s’en sortir. Pourtant, leur antagonisme est on ne peut plus, frappant : autant Elikia compte sur son honnêteté et son travail pour réussir, autant Kodjo aime l’argent facile et ne recule devant aucune bassesse pour l’obtenir. En cela, ils constituent d’une façon un peu caricaturale, deux des aspects de l’immigration en France ; du moins telle que nous pouvons la percevoir…

Au final, lorsqu’Elikia émergera de son rêve, il sera alors temps de se rendre compte que la réalité peut être cruelle et ne laisser aucune chance à une aventure, fut-elle malgré tout des plus plausibles...

samedi 2 février 2008

Nouveau projet – Le Straight photographer

Dans ma bafouille du nouvel an, j'avais évoqué une prochaine collaboration avec Cédric Hervan, le très talentueux dessinateur du dernier des Schoenfeld (série à paraître prochainement chez Glénat). Les choses se sont un peu plus précisées dernièrement et on peut parler d'une piste intéressante quant à une future publication. Toutefois, tant que rien n'aura été signé, je ne me risquerai pas à pérorer. A force de déconvenues, on en devient plutôt prudent et même… superstitieux.

Pour ce qui est de l'histoire à proprement dit ou du moins ce que je peux vous en dire à ce stade, elle met en scène un photographe au début du siècle dernier. A l'époque, la photographie était encore considérée à de nombreux titres comme une extension de la peinture. A ce titre, les photographes veillaient à « flouter » leurs réalisations afin de leur donner l'aspect d'une peinture. Or, dès le début du XXème siècle, sous l'impulsion d'Alfred Stieglitz et Edward Steichen, deux photographes newyorkais, se créa « Photo Sécession » ; ce mouvement visait notamment à restituer chaque détail d'un cliché avec une netteté parfaite. On considère que ces « Straight photographer » posèrent les règles de la photographie moderne.
Vous l'aurez compris, le héros de notre histoire, Emile Fargues, s'inscrit dans cette mouvance. C'est un jeune homme fasciné par les femmes et plus particulièrement par sa cousine (cette dernière pouvant s'apparenter à la marquise de Merteuil dans les liaisons dangereuses). Au début de notre histoire, Emile est photographe de guerre dans une unité sur le front. Nous sommes à l'été 1916 et la guerre des tranchées est plus meurtrière que jamais ; Emile restitue comme il le peut le quotidien des poilus. De fil en aiguille, sous forme de flash-back, le lecteur est invité à découvrir ce que fut sa vie avant la guerre et surtout la terrible machination dont il fut la victime…

Voilà, ce n'est pas forcément clair comme résumé mais je dois bien avouer que l'histoire est assez complexe. Je ne vous raconte pas combien je redoute le moment où il va me falloir rédiger la note d'intention ! ;) En attendant, j'ai plusieurs dizaines de planches à découper. Donc je vous laisse avec cette petite étude de Cédric ; d'autres sont disponibles sur le diaporama à votre droite.

lundi 31 décembre 2007

Bye bye 2007… Bonjour 2008 !!!

Alors que 2007 se termine, je me suis dit qu'il serait peut-être bon de faire un petit bilan. Vous me direz, il n'y a rien de bien original et je me demande dans quelle mesure les fins d'année ne sont pas justement faites pour cela…
Le fait est que cela fait trois ans tout juste que je me suis lancé dans cette grande entreprise, à savoir devenir scénariste de BD. J'ai eu des moments de découragement tant l'entreprise a pu me sembler parfois irrémédiablement vouée à l'échec mais je me suis accroché et continue de le faire. Certes, cette année n'a pas été celle que j'appelais de mes vœux à la fin 2006. Mais je dois bien admettre que l'absence de 4 mois engendrée par mon deuxième métier n'a rien fait pour me faciliter les choses (je ne cherche pas d'excuses, hein, mais quand même ! ;)). Je n'ai pas, ou prou, envoyé de dossiers aux éditeurs, me contentant de développer quelques histoires courtes que j'ai faites parvenir à des journaux spécialisés (Cargo Zone et Lanfeust mag.) dans l'espoir qu'elles retiennent leur attention. Lanfeust m'a laissé entendre par l'intermédiaire d'Ericka Sarmiento qu'il était intéressé mais j'en attends la confirmation ; Arleston n'ayant pas encore donné son aval. Pas de nouvelles en revanche de Cargo Zone mais je ne désespère pas. Merci au passage à Ben Leduc pour les pistes et encouragements à présenter des projets.

Quelques collaborations avec de talentueux dessinateurs devraient me permettre de présenter des projets aux éditeurs pour l'année à venir :

  • L'alternative dont vous avez pu suivre sur ce blog l'évolution depuis quelques semaines. Nous devrions essayer de présenter le projet aux éditeurs courant janvier en privilégiant Bamboo dont l'un des directeurs éditoriaux, Hervé Richez, m'avait fait l'aimable surprise d'un coup de fil pour me féliciter pour le scénario lors de son premier envoi. J'ai légèrement modifié la trame afin qu'elle s'inscrive plus dans leur ligne éditoriale et j'espère que cela saura le convaincre de l'intérêt d'une publication. Stephan Agosto et Philippe Hooghe, mes deux complices sur cette affaire font un travail formidable qui devrait également faire pencher la balance du bon côté.
  • La Sauvegarde en collaboration avec Manu Wattez. Bien que très motivé, Manu n'a pas pu travailler comme il aurait fallu sur ce projet. Il faut bien crouter et il a naturellement privilégié les contrats d'illustration rémunérés. J'espère que nous pourrons clôturer cette année le projet.
  • Stefan Azlov en collaboration avec Laurent Cambournac, est une série SF sur laquelle nous avons commencé à travailler il y a un peu plus d'un an. Laurent est également illustrateur (ou infographiste, je ne sais plus trop ;)) et a eu pas mal de boulot qui ne lui a pas permis d'avancer concrètement sur le projet. Souhaitons que cette nouvelle année lui laisse un peu plus de temps libre et que nous puissions enfin proposer le projet.
  • Ezzat El-Dine est un dessinateur camerounais avec qui je devrais entamer une collaboration au cours de l'année à venir. Pour l'heure, il a commencé à travailler sur une histoire courte Manque de Chance, projet que j'ai récemment fait parvenir à Cargo Zone dans l'espoir d'une publication.
  • Cédric Hervan avec qui je corresponds depuis une bonne année maintenant et avec qui je devrais développer un projet qui se déroulera pendant la grande guerre : Le Straight Photographer.
  • Anthony Cocain avec qui nous devrions un jour (peut-être;)) faire un carnet de voyages sur la polynésie m'a récemment contacté afin que nous essayons de nous lancer dans un projet de série sur un héros chasseur de trésors. Je vous tiendrai bien sûr au courant des évolutions de ce nouveau projet.
  • A ces collaborations s'ajoutent toutes celles qui sont soit au point mort, soit mortes (mais pour lesquelles je n'ai pas encore reçu d'avis de décès ;))

Alors, pour paraphraser un dessinateur ami, « A force, on devrait pouvoir y arriver » ; non ?
Quoiqu'il en soit, je me suis remis récemment à l'écriture intensive de nouveaux scénarios et si un dessinateur disponible venait à passer par ici, qu'il n'hésite pas à me contacter. Vous trouverez ici quelques pitchs qui sauront peut-être vous séduire :

Hôtel California : Concept de la série : Un hôtel dans le sud de la France appelé 'Hôtel California' en hommage à la célèbre chanson des Eagles accueille touristes et voyageurs. Chaque tome est un one shot. Il raconte à une époque donnée entre 1970 et le futur ce qui arrive à l'un des occupants de cet hôtel sur fond d'une chanson célèbre de l'époque. Cette dernière est en relation directe avec l'histoire ou sert juste de référence à l'époque donnée. Le nom de chaque tome est celui de la chanson en question.
Tome 1 : Un couple de Hippies se retrouve bien malgré lui mêlé à une sombre histoire de braquage (un melting pot entre reservoir dog et les films d'Audiard pour les dialogues – en toute modestie soit dit en passant, je ne prétends pas l'égaler). Ils vont parvenir à s'en sortir mais pour cela, seront amenés à remettre en question quelques principes liés à leur philosophie de non violence. Au bout du compte, ils récupèreront le magot et l'utiliseront pour construire l'hôtel qu'ils baptiseront 'Hôtel California' en hommage à la chanson des Eagles.

Liens de Haine : Deux enfants à la veille de la guerre de sécession dans le sud des Etats-Unis. L'un est le fils d'un propriétaire terrien qui possède des esclaves. L'autre est un noir qui a bénéficié d'une éducation poussée pour quelqu'un de sa condition. Ils se haïssent dès leur rencontre et cette haine va aller crescendo à mesure qu'ils grandiront. Mais d'où peut venir un tel lien de haine ? Peut-être d'un secret que nul n'est prêt à affronter en ces temps et en ces lieux...
Je compte présenter ce projet à Frank Giroud pour sa collection « Secrets » chez Dupuis. « Qui ne tente rien n'a rien » comme on dit…

Vis ma vie : Un étudiant français à court d'argent décide de vendre sa vie sur Internet aux enchères. Elle est remportée par un jeune américain qui débarque dans la vie de l'étudiant et y prend une place de plus en plus importante au point de véritablement lui prendre sa vie... Ce qui était au début une blague se transforme en cauchemar, d'autant plus que sa propre famille et ses amis ne le reconnaissent plus. Pour finir, celui qui a pris sa place lui propose de lui donner son ancienne identité. Mais n'y a t'il pas un risque à prendre la place de quelqu'un dont on ignore tout et qui avait tout intérêt à disparaître ?

Etienne et Jean (titre provisoire) : Jean, vieillard espiègle rencontre Etienne, jeune homme maussade qu'une récente rupture désespère totalement. Va naitre entre eux une relation forte père/fils au fur et à mesure que Jean lui racontera ses aventures amoureuses sur fond de seconde guerre mondiale. Un récit à la fois intimiste et fort à cheval entre ces deux époques où s'entremêlent des histoires d'amour, de haine et d'amitié.

Un beau dimanche de juillet : Un vieux parrain marseillais avoue à son fils qu'il n'est pas son véritable père. Il meurt avant de pouvoir lui en apprendre davantage. Dès lors, le jeune homme va se lancer dans une quête sur ses véritables origines pour parvenir finalement aux révélations sur ce beau dimanche de juillet. Mais le grand banditisme n'est pas un milieu au sein duquel il convient de faire preuve de faiblesse, en particulier quand une guerre de succession se dessine…

Voilà, cette liste n'est pas forcément exhaustive. N'hésitez pas à me contacter.

Une chose pour finir : Si mon entreprise ne s'est pas concrétisée jusqu'à présent par une publication, elle m'a permis de rencontrer des gens formidables et de lier des amitiés sincères. Et ceci, c'est peut-être la plus belle récompense, un fait qui ne me fait pas regretter un seul instant de m'y être lancé à corps perdu…

Merci à tous de passer ici. Une bonne résolution pour 2008 : Continuez ! ;)

lundi 3 décembre 2007

Nouvelle collaboration

J'ai contacté Ysha il y a un peu plus de deux mois suite à un post qu'il avait laissé sur MdABD. Ce dessinateur devrait publier prochainement 38°9 chez Akiléos (vous pouvez aller voir sur son blog les visuels de ce projet). Nous avons convenu de nous attaquer ensemble à un projet intitulé Meurtres au passé simple. Ce polar d'ambiance qui va petit à petit se transformer en polar fantastique met en scène un jeune lieutenant de police, Yannick Keromnes, qui reçoit, à sa sortie de l'ESOP, une affectation à Brest. Ce choix s'est imposé à la suite d'un rêve récurrent au cours duquel il se retrouve en présence d'une Dame Blanche, personnage faisant parti du folklore breton. Arrivé à Brest, Yannick exerce son métier et tombe dans une certaine routine jusqu'au jour où il est appelé sur les lieux d'un crime : les ossements d'une femme viennent d'être retrouvés dans les landes au nord de Brest. Très vite, on soupçonne que la jeune femme puisse être une victime du tristement célèbre tueur en série Francis Heaulme mais Yannick est surpris de voir autour du cou de la victime, un bijou particulier que la Dame Blanche de ses rêves porte également. Qui plus est, le lieu où ont été trouvés les ossements ressemble étrangement à celui de son rêve… L'enquête va pourtant très vite tourner court puisque, après analyses, il s'avère que les ossements seraient ceux d'une jeune femme qui, si elle a bien été assassinée, le fut au 18ème siècle… Malgré cela, Yannick ne va pas renoncer à mener l'enquête et va tout faire pour percer le mystère de ce crime quitte à se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de sa hiérarchie ; et, guidé en partie par ses rêves obsédants au cours desquels la dame blanche oriente son enquête, il va remonter petit-à-petit la piste d'un tueur en série vieux de deux cents ans que certaines personnes ont tout intérêt à cacher l'existence de nos jours…

Ysha, après avoir été pris par certains contrats d'illustration, vient donc de se lancer dans l'étude de personnages. Je vous livre ici le personnage principal, Yannick Keromnes.

mercredi 5 septembre 2007

Une nouvelle chance...

Il y a un peu moins d'un an, je présentai avec Guillaume Tavernier un projet intitulé L'alternative. Nous n'obtinrent malheureusement pas le résultat escompté à savoir cette lettre d'acceptation si anxieusement attendue par tout auteur qui présente un projet. Je reçus malgré tout un coup de téléphone de Hervé Richez qui me félicita pour la qualité de mon scénario (ça fait toujours plaisir;)) mais qui le refusait pour de multiples raisons parmi lesquelles le fait qu'il n'ouvrait pas sur une possibilité de suite (et donc n'entrait pas dans leur ligne éditoriale). J'ai souvent repensé à ce facteur et j'ai décidé de modifier la fin afin que cette possibilité de suite apparaisse comme évidente.
Par ailleurs, à l'origine, je voulais confier chacun des deux tomes de cette histoire à un dessinateur différent ; une idée certes ambitieuse (je ne suis pas Giroud, loin s'en faut) mais qui avait le mérite d'accentuer le côté alternatif de ces deux histoires d'un même homme. L'occasion s'est présentée alors que Philippe Hooghe, complice d'un autre projet et ami, a manifesté son intérêt pour le projet et que, tout à fait par hasard, j'ai rencontré Stephan Agosto et en suis venu à lui proposer de travailler avec moi. Tout cela n'en est bien sûr qu'aux prémices d'un travail qui va s'avérer un peu plus complexe mais qui n'en reste pas moins excitant. Je vous tiendrai au courant des évolutions de ce projet au fur et à mesure de son avancée. En attendant, pour mémoire, je résume dans les lignes qui suivent le concept et l'histoire de ce projet :

Cette histoire qui se déroule en deux tomes pose la question suivante : A un carrefour de son existence, peut on, en fonction du chemin que l’on emprunte, devenir un salaud ou un héros ? Et finalement, quels que soient nos choix et les chemins qui en découlent, n’existe-t-il pas une destinée pour chacun d’entre nous à laquelle nous ne pouvons échapper ?
Le héros de cette histoire, Pierre Hemmer, est un enfant vivant dans un petit village de Champagne-Ardenne à la fin des années 1920. Fils d’un allemand et d’une française, il se retrouve au début du récit face à deux alternatives alors que ses parents se séparent : Rester avec sa mère ou trouver les mots pour convaincre son père de l’emmener avec lui. Des conséquences de ces deux possibilités découle toute la trame de ce scénario.
Dans le premier cas (Tome I), il reste avec sa mère. Les circonstances feront de lui un meurtrier puis un soldat français et, finalement, un héros de la résistance.
Dans le deuxième (Tome II), son père l’emmène avec lui. Il se retrouve plongé dans l’Allemagne du début des années trente et finit par adhérer à la philosophie nazie et par intégrer la redoutée Gestapo.
Au final son destin sera tragiquement identique.
Si ces deux histoires d’un même homme sont par définition indépendantes l’une de l’autre parce que soumises à cette alternative, la plupart des lieux, des situations et des personnages secondaires que Pierre va être amené à rencontrer sont récurrents dans les deux tomes. Par exemple, le réseau de résistance qu’il sert dans le tome I, il le combattra dans le tome II.
Par ailleurs, les deux récits se complètent mutuellement, des questions laissées en suspens dans un tome trouvant leurs réponses dans l’autre.

Stephan traitera donc le tome 1 et Philippe le tome 2.
Je souhaite, alors que j'ai pris la décision de représenter ce projet, rendre hommage à Guillaume qui fut le premier à m'offrir les joies d'une collaboration avec un dessinateur sur un projet et sans qui, je n'aurais peut-être pas autant avancé dessus...

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