mardi 31 janvier 2012


Deux exemples de pages story-boardées après notre passage à Mâcon et les remarques formulées par Hervé Richez. Un éditeur impliqué à chaque stade de la conception... :-)

lundi 21 novembre 2011

Premières études

Premières études de Laurent Seigneuret, mon comparse sur un projet que nous signerons sous peu aux éditions Bamboo, collection Grand Angle. Je vous en dirai un peu plus d'ici quelques temps mais là, je dois avouer que je suis un peu en retard au niveau du découpage. Donc j'y retourne !





Raaaahhh, ça fait quand même du bien d'avoir des choses relatives à la BD à vous montrer ! 

Vous en prendrez pour combien ?

Toute la journée d'hier, j'étais au salon du livre de Toulon sur le stand Charlemagne. L'occasion de rencontrer le sympathique Marko auteur du non moins sympathique "Les godillots" paru chez Bamboo récemment, de croiser Mathieu Bastareaud, Alexis Palisson ou Raphaël Poulain (venu dédicacer le livre dans lequel il raconte sa descente aux enfers) - pour le passionné de rugby que je suis, ce sont des moments plutôt cool - et bien-sûr, d'échanger avec quelques romanciers et essayistes. Parmi ces derniers, sur notre stand, dédicaçaient presque côte à côte, l'ancien patron de la PJ marseillaise, Alain Tourre, (pour un ouvrage racontant le célèbre "Evêché") et Jean-Claude Kella, ancien gangster d'origine toulonnaise racontant son passé dans deux ouvrages qui se sont littéralement arrachés (les gens aiment les mauvais garçons ;-)). Une proximité pour ces deux ennemis d'hier qui n'ont pas tardé à échanger avec autant de respect que d'une certaine forme de malice. Quoiqu'il en soit, en fin de journée, se présente devant ces deux auteurs une femme d'un certain âge, élégante et s'exprimant avec soin (un peu trop pour que ce soit vraiment naturel). La conversation s'engage. Et soudain, s'adressant à monsieur Kella qui a connu les prisons françaises et américaines, elle assène un "j'aimerais bien passer quelque temps en prison. Ce doit être un endroit propice à la réflexion ce huis clos... On est avec soi-même, on doit pouvoir écrire en toute sérénité." Les gens présents sont pour le moins soufflés. Un ami de monsieur Kella qui doit avoir lui aussi connu la prison murmure un "C'est pas vrai" désabusé. Mais joueur, l'ancien truand se met à répondre du tac au tac à la femme.
Reconstitution :
- Et bien écoutez madame, si vous le souhaitez, je peux vous proposer un petit casse. Et je suis sûr que la justice se fera un plaisir de vous y envoyer !
- Ouh là non ! Je ne veux pas y rester trop longtemps. Il n'y a pas plutôt des séjours plus courts ? Genre, une semaine ?
- Si madame, on appelle cela faire de la préventive. Et sinon, le temps d'un week-end, c'est une garde à vue !
L'occasion d'une bonne tranche de rigolade comme vous pouvez l'imaginer.
En fin de salon, anciens patron de la PJ et truand se sont échangés poignées de main et coordonnées téléphoniques. Comme quoi...

mardi 1 novembre 2011

Une page se tourne.

Voilà, depuis ce matin minuit une, c'est fini... Après vingt quatre années et un mois de service au sein de la marine nationale, je suis, suivant la formule consacrée, "Rayé des Contrôles d'Activité et rendu à la vie civile".
J'ai beau ne pas regretter un seul instant ma décision de quitter cette institution au profit d'un nouveau métier qui m'enthousiasme chaque jour un peu plus, je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine nostalgie en pensant à toutes ces années...
A ces débuts à l'Ecole des Mousses où âgé de 16 ans, en compagnie de 132 autres apprentis marins, j'ai appris les rudiments du métier et la vie en communauté. Je me souviens de tous ceux qui constituaient la 11ème section dont je faisais parti, de ces profs dont certains étaient vraiment exceptionnels, de ces officiers mariniers qui nous encadraient et nous apprenaient le respect de la hiérarchie à grands coups de taloches, de pieds dans le cul ou de séries de pompes (avec les pieds sur un muret, c'est plus "fun"), de nos incartades aux règlements, dont chacune procurait autant de fierté que de peur... J'ai toutes ces images qui me reviennent. Ces sorties que nous faisions tous ensembles, nous prenant déjà pour des marins aguerris... "2 ans de marine, 20 ans de souvenirs...".
Et puis par la suite, tous ces moments, ces paysages, ces escales, ces rencontres, ces anecdotes qui ont parsemé ma carrière. "Je n'en ai oubliées aucunes, chères et précieuses une à une" comme le dit si bien Goldman. Et même si je dois reconnaitre que tout ne fut pas toujours rose - des salopards, il en existe partout, même dans l'armée - je préfère garder le positif et traiter le reste avec le mépris qu'il mérite...
Alors voilà, l'autre jour, alors que j'allais passer l'inévitable visite médicale (dans l'armée, la médecine professionnelle n'est pas une mince affaire) qui allait me juger "apte à être rendu à la vie civile", mon coeur s'est un peu serré. Je me suis attardé à regarder, à m'imprégner de cette ambiance particulière qui règne dans un arsenal ; et au détour d'un atelier, j'ai vu un des anciens bâtiments sur lesquels j'ai embarqué et parcouru quelques milliers de miles marins. Le "Bougainville" était là, "désarmé", laissé l'abandon sur ce quai désert. Et là, en le regardant qui attendait que l'on décide en haut lieu de son devenir,  reconverti en carrosserie de Fiat Panda ou cible lors d'un exercice avant de sombrer corps et bien dans la grande bleue, je me suis dit "La boucle est bouclée". Il existe un lien particulier entre un marin et son bateau. Et le Bougainville fait parti de ceux qui ont compté dans ma carrière.
Point de regrets donc. Enfin presque pas... Quelques ports que j'aurais aimé avoir l'opportunité de visiter, quelques points dans la gueule que j'aurais du mettre. Mais à part ça, que des bons souvenirs. Et une certaine fierté d'avoir servi au sein de cette institution qu'est la Royale. Je terminerai par cette phrase de Victor Hugo qui illustre bien ce qu'est le métier de marin "Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer"...

dimanche 23 octobre 2011

Le meilleur score possible...

La coupe du monde s'achève par la victoire des Blacks. La logique est respectée... Pourtant, au vu du match livré par une équipe de France moribonde depuis le début de la compétition, nous méritions de gagner ce match. Et même si en tant qu'ancien joueur, je me dois de respecter les arbitres, les néo-zélandais pourront ériger une statue à l'effigie de monsieur Joubert qui leur a grandement facilité la tâche... Ses erreurs sont d'ailleurs à ce point choquantes à un tel niveau mondial qu'elles entachent la victoire finale de la Nouvelle Zélande. C'est dommage...
Néanmoins, je maintiens que ce score reste le meilleur possible. Car le XV de France ne méritait pas d'emporter le trophée mais par ce match et ce résultat, fait taire tous ceux (et j'en fais parti) qui l'ont critiqué... Cette formidable équipe des Blacks gagne donc... Et même si mon coeur saigne, c'est plus que mérité...

dimanche 18 septembre 2011

Pitoyable à tout point de vue...

Juste un petit message relatif à un sport que j'ai pratiqué dans le passé et qui me passionne désormais bien assis dans mon canapé, avec éventuellement une petit mousse pour l'agrémenter, le rugby...
La France, annoncée comme l'outsider capable de déjouer n'importe quelle équipe (sous entendu, les blacks) joue un jeu qui est bien loin de lui permettre de telles prétentions. Et j'ai peur que la punition que vont nous infliger les néo-zélandais la semaine prochaine soit à la mesure de la défaite subie face à l'Australie il y a moins d'un an. Mais bon, Marc Lièvremont a su rester clairvoyant et pointer après le match contre les japonais les manquements de son équipe. Souhaitons qu'il fasse de même après celui auquel nous venons d'assister contre le canada. Car si l'on en croit les commentateurs de TF1, tout va bien dans le meilleur des mondes et notre équipe va aller défier les meilleures équipes de l'hémisphère sud la fleur au fusil en jouant crânement ses chances... Tiens, à ce propos, je suis quand même curieux de savoir combien touchent ces messieurs, notamment Christian Jeanpierre, pour nous asséner autant de conneries à la seconde. Non content d'être au moins aussi chauvin qu'un commentateur de football, il ne maitrise pas une seconde les subtilités des règles de ce jeu et me saoule littéralement par son incompétence crasse. Et ce monsieur a en plus le culot de critiquer ses confrères en déclarant, je cite : "j'ai entendu et lu beaucoup de bêtises à ce propos" (il parle à ce moment là du match qui opposera la Nouvelle Zélande à la France la semaine prochaine). Quand on en dit soi-même autant, il convient de fermer sa gueule !
Quoiqu'il en soit, bonne chance à l'équipe de France même si j'avoue que personnellement, je suis de moins en moins confiant quant à nos chances de dépasser les quarts de finale. Il y aura au moins la satisfaction de ne pas voir une équipe ridiculiser le pays comme ce fut le cas pour le foot...
Ah, et sinon, question BD, les choses se débloquent pour moi. Avec une excellente nouvelle que je préfère garder pour moi et quelques proches avant que la moindre chose ne soit officielle. mais je suis plutôt jouasse... Si, si... ;-)

samedi 25 juin 2011

Comme quoi...

En tout bas de page du sommaire du prochain Lanfeust mag. , un titre attirera peut-être votre attention : "Manque de chance !" Un récit de neuf planches dessiné par le très talentueux Juan Pablo Lopez et scénarisé par votre serviteur. 
Ce magazine a eu le bon goût de le sélectionner pour son prochain numéro spécial été.  
Ca fait plaisir... Hum ! ;-) 

lundi 13 juin 2011

Elle sont fraiches... mes nouvelles !!!

Quand je vois depuis combien de temps je n'ai pas écris dans ce blog, je m'étonne presque que Google n'ait pas choisi l'option de le fermer purement et simplement... M'enfin, simple sursaut ou remise concrète sur les rails (je me comprends), ce matin, après quelques heures d'un bon sommeil réparateur, m'est venue l'envie de partager avec vous quelques nouvelles...
Tout d'abord, celle qui a occupé mon week-end, à savoir la participation au festival Bulles en Seyne. Non pas en tant qu'auteur mais avec la double casquette de membre de l'association qui l'organise (Au tour de la BD) et celle de libraire partenaire... Comme l'a si bien dit l'ami Daniel, "chaque festival, c'est l'occasion de retrouver certaines personnes et d'en rencontrer d'autres. Et ce toujours avec l'infini plaisir de partager cette passion qui nous anime, la BD..."Je crois que, en toute modestie, ce festival le fut pour la grande majorité des auteurs présents... Et pour ma part, j'ai eu le plaisir de rencontrer enfin de visu Daniel, Laurent ou Nicolas, de retrouver Bruno ou Olivier, et de faire connaissance avec une multitude d'autres auteurs tels que Eric, Erik, Patrick, Virginie, Augustin, etc. ... Et puis celle de Manuel venu voir comment on fait du festival BD dans le sud de la France. Bref, deux jours marqués, pas forcément dans cet ordre, par un gros travail en amont et pendant cette manifestation, des tranches de rigolades "à se pisser dessus" lors des joutes verbales et légèrement avinées opposant Nicolas et Laurent, de très belles dédicaces, un gros mistral, des découvertes et puis le travail fatigant mais Ô combien satisfaisant de libraire...
Car et c'est là l'objet d'une autre de mes nouvelles je vais bientôt sauter le pas, à savoir quitter la marine après 24 années de service (je n'aurai pas la prétention d'affirmer qu'ils furent tous "bons et loyaux", loin s'en faut)  afin de recommencer une nouvelle carrière. C'est par un pur hasard que je me suis vu proposé il y a à peu près deux mois ce poste de responsable du rayon BD au sein d'une grande enseigne de la région Toulonnaise, à savoir Charlemagne. Certes, mon ancien, et regretté, et néanmoins ami, libraire spécialisé de la Seyne sur mer, Patrick, m'avait proposé de reprendre sa librairie alors qu'il s'apprêtait à partir sous les cieux étoilés bourguignons mais j'avais du décliner pour des raisons trop compliquées et nombreuses pour être explicitées ici. "Life still goes on" ; j'ai donc accepté la proposition de Carlus Magnus et si tout se passe sans accroc, je devrais commencer ma période d'adaptation à l'entreprise dès le mois prochain. Un virage important que je n'aborde pas sans une certaine appréhension, cela va de soi...
Enfin, "last but not least", mon travail de scénariste... Ma foi, je ne sais trop quoi dire sinon que après une période de doutes, j'entrevois le bout du tunnel. Et curieusement, cela coïncide avec des avancées, telles que la sortie du Betty Story, la signature pour une histoire courte dans le Lanfeust mag de cet été et quelques contacts prometteurs avec des éditeurs. Je m'en ouvrirai à ce propos quand il y aura des choses un peu plus concrètes...
Voilou, un week-end bien rempli, une nouvelle carrière qui commence, des ouvertures possibles... Que demander de plus ? ;-)

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