jeudi 5 février 2009

Le compagnon de l'auteur...

Vous avez remarqué ? Quand certains se mettent à raconter un auteur dans une biographie, on y évoque souvent un animal ayant accompagné le dit auteur une partie de sa vie, lui apportant... je ne sais pas en fait ; mais c'est indéniable, il lui a apporté quelque chose sinon pourquoi en parler ???
Ce fidèle compagnon est très souvent un chat et il n'est d'ailleurs pas rare de voir dans le petit livret photographique au centre du pavé de 500 pages, quelques clichés du démoniaque greffier prenant un malin plaisir à emmerder son maître alors qu'il est en train d'écrire. Ou alors mandant une caresse après avoir été courir la gueuse dehors par temps pluvieux, se foutant comme d'une guigne du fait qu'il est en train de dégueulasser avec ces pattes boueuses le précieux manuscrit de celui qui lui refile sa dose quotidienne de whiskas (ou de shébah si, et seulement si, il s'agit d'un persan ; non mais on va pas non plus dépenser 3 euros par jour afin de filer à becqueter à un pauvre chat de gouttière !). Tout ça pour vous dire (oui, oui, cette note a quand même un but...) que je ne prétends pas être, ni même devenir (quoique c'est tout le mal que je me souhaite... ;)), un auteur qui justifie qu'un biographe se penche sur son existence flamboyante pleine de people (encore faudrait il que j'en connaisse), de maitresses (encore faudrait il que j'en eusse), de coups d'éclats (encore faudrait il que j'en fasse), de... (encore faudrait il ...) mais je tenais à témoigner du petit compagnon qui m'accompagne les longues heures que je passe à mon bureau à me triturer les méninges et à m'user le bout des doigts sur mon clavier. Un petit margouillat a en effet élu domicile derrière le cadre qui orne mon bureau (une belle sérigraphie de Berthet soit dit en passant - ça c'est pour les biographes qui viendraient à passer par là afin qu'ils puissent écire plus tard "Dans l'intimité de son bureau, ses yeux se posent sur cette sérigraphie de Berthet acquise alors qu'il était encore jeune et ne songeait même pas à devenir cet auteur qui allait marquer toute une génération" - rien de moins ! ben oui, faut ce qu'il faut !). Il ne me réclame pas à bouffer car il se nourrit des quelques insectes de passage (je passe des heures à l'observer quand l'inspiration n'est pas au RDV), ne vient pas m'emmerder avec des pattes boueuses et trucide tous les moustiques qui auraient l'outrecuidance de venir me faire une ponction sanguine... Le seul inconvénient, ce sont ses petites crottes qu'il n'a pas la délicatesse de ramasser. Mais je veux bien lui pardonner. C'est presque que du bonheur !!! :)
Je l'ai baptisé "Luke" en hommage au célèbre cowboy... Il dégaine sa langue plus vite que son ombre... Je sais, elle était facile.

5 commentaires:

Titi a dit…

Que la force soit avec toi ... Luke !

a.dan a dit…

Mignon! ;) ... Chez certains pratiquants des arcanes magiques je crois qu'on appelle ça un familier. Doté de petits pouvoirs insignifiants mais confortables: cracher une petite flamme pour allumer sa pipe, sonner l'heure, remplir sa chopine vide d'une ale ambrée, etc. ... Le hic? S'ils passent l'arme à gauche le magot se voit sérieusement diminué de ses pouvoirs. ... ;)

SAM a dit…

Balance lui une de tes tongues ds la tronche, t'auras un Kandinsky gratos.
Y'a pas de petits profits.

Leduc a dit…

Purée ! Mon chat veut pas passer sous le cadre... Bon Dieu mais tu vas rentrer, saleté de kiki ! ;)

AS a dit…

Et moi j'ai eu un prof qui parlait plus vite que son dentier ! Il l'a perdu un jour en classe en s'énervant. Bises à Luke.

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