lundi 10 novembre 2008

Comme je n'ai pas vraiment de nouvelles choses à vous montrer et qu'il me faut bien alimenter ce blog qui en a déséspérément besoin – parce que, hein, quand on va en bas de la page et que l'on se rend compte que la note qui s'y trouve remonte à juillet, on est en droit de se dire : « Mais il se fout de ma gueule ce mec ! » surtout si l'on a le bon goût (et la gentillesse) de passer ici chaque jour que Dieu fait – Ceci étant dit, je me suis donc dis qu'il serait ô combien intéressant que je vous contasse ce dimanche après midi que je viens de vivre et qui est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de la feignantise humaine.

Or donc, après vous avoir bien bassiné avec cette longue introduction, j'en viens à mon propos, me voici en ce bel après midi de mois de novembre, après un copieux repas concocté par ma chère et tendre (composé de joues de saumon des Dieux et de riz savamment épicé), terrassé par une fatigue soudaine.
A ma décharge, laissez-moi vous dire tout d'abord que lutter pour que mes deux petits monstres adorés daignent tremper leurs lèvres dans les mets préparés avec amour par leur mère n'est pas une mince affaire. Les « j'aime pas ! » catégoriques ou « je peux mettre du ketchup ? » (alors que la moitié du pot y est déjà passé) se succédant au très subtil « Oh, j'ai renversé mon assiette ! » - m'enfin, tous les trucs auxquels sont habitués tous les parents – avaient largement entamé mon potentiel d'énergie de la journée. A ma deuxième décharge, sachez qu'aux antipodes de la métropole, dans ce petit bout de paradis où j'ai la chance de vivre, nous approchons de la saison des pluies. Cette dernière se caractérise notamment par une chaleur excessive (j'en entends qui me traitent de « salaud ») et un taux d'humidité tout aussi excessif. Cette météo a invariablement pour conséquence ce que les polynésiens nomment le fiu, prononcé fiouuuuuuuuuuuuu pour bien marquer l'incommensurable lassitude (et envie de rien foutre qui l'accompagne) qui étreint tout mâle normalement constitué (oui, car le fiu touche principalement l'homme mâle, c'est dans les gènes, on peut rien y faire…). Et, vous vous en serez douté, j'y suis sujet comme tout un chacun.

Or donc, et là je me rends compte que je ne suis toujours pas parvenu ne serait-ce qu'à évoquer le propos de cette note, me voilà sur ma terrasse – qui n'a pas besoin de braséro, soit dit en passant – me délectant d'une bonne sucette à cancer et de la vision enchanteresse de ma progéniture se chamaillant dans la piscine (ah, je vous avais pas dit que j'avais aussi une piscine ? J'en entends encore qui me traitent !), me faisant la réflexion qu'il serait bon de les y rejoindre si je n'étais pas si fiu qu'aller chercher mon maillot de bain s'apparente à l'ascension de l'Everest. A mesure que ce qui m'expédiera probablement entre quatre planches à six pieds sous terre (j'aime bien parler comme un cow-boy) se consumait dans d'artistiques volutes de fumée, mon regard s'attardait sur mon jardin avec la satisfaction du devoir accompli : mes oiseaux de paradis font de nouvelles pousses et mes fleurs d'opuis ne tarderont pas à éclore – je vous l'ai promis, un jour, je vous parlerai de mon jardin, vous n'y couperez pas ! Mais, bon là n'est toujours pas mon propos…

Harassé de fatigue et accablé de chaleur, mes 92 kilos 550 luisant de transpiration (ouais, ma balance est vachement précise !… ;)), je me résolus à faire retraite vers mon salon et d'y profiter du bonheur d'un cotam (pour les non affranchis, un cotam est un ventilateur plafonnier immortalisé dans les premières minutes d'Apocalypse now) et d'une main lasse (et moite) actionnait ma zapette histoire de voir ce que la chaîne locale – RFO – nous avait programmé en ce dimanche après midi… Et là, faut dire que j'aurais mieux fais de jouer à la DS de mon fils histoire de tenter, pour la énième fois, de niquer sa race à cette putain d'équipe des Jets qui me résiste toujours sur Madden 2008. Parce que, vous l'avez deviné, j'en viens (enfin !) au propos principal de cette note. – pour ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'ici, d'abord merci, et puis ce ne sera plus très long. Promis ! Enfin, j'en suis pas si sûr vu que j'écris comme ça vient. – Mes yeux, mon esprit, tout mon être tombait donc sur une émission intitulée « L'objet du sandale ». Objet du scandale du jour : Le Hamburger ! L'animateur (je dis « animateur » car le côté « journaliste » m'a échappé) Guillaume Durand avait invité pour l'occasion un florilège de personnalités ô combien de qualité, bobotisante à souhait et donc très au fait de ce à quoi peut ressembler la vie d'un français moyen. Parmi ceux-ci, un historien de la gastronomie (je savais même pas que ça existait mais à la rigueur, c'était le moins chiant de tous), des grands chefs et quelques people venus faire la promotion de leur dernier DVD ou CD (sur le principe de « c'est pas parce que je connais rien au sujet que je dois fermer ma gueule » avec une mention spéciale pour Anne Roumanoff qui n'a jamais, d'après ce qu'elle dit, bouffé un hamburger de sa vie parce qu'elle préfère les sushis – c'est plus bio, plus meilleur pour la santé et tellement plus à la mode…). Et ces gens de qualité de débattre sur la convivialité à table (disparue depuis l'avènement du Mc Do), de ce que sous-entend le hamburger en terme d'impérialisme américain ou encore de qui, des italiens ou des français, a inventé la gastronomie…

Conclusions :
- Le Hamburger est mauvais pour la santé (mon taux de cholestérol me le rappelle à chaque visite chez mon médecin)
- On ne sait pas qui a inventé la gastronomie… En plus, un petit malin a jugé bon de jeter le trouble en sous-entendant que les allemands auraient leur mot à dire sur le sujet
- Les sushis, c'est meilleur !

Je ne sais pas vous mais, franchement, y'a pas plus scandaleux qu'un malheureux hamburger ? Je ne sais pas, moi ! Par exemple, le fait que des gens se font massacrer en RDC, que l'intégrisme religieux est de retour à Kaboul ou encore que les margouillas – petits guecos très utiles car ils bouffent les moustiques – qui ont investi mon faré n'ont même pas la correction de ramasser leurs crottes. M'enfin, des sujets qui soient vraiment scandaleux et qui ouvrent les yeux aux pauvres cons de mon espèces qui n'ont rien de mieux à foutre que de regarder la télé un dimanche après midi.
Faut croire que non…
Très honnêtement, l'objet du scandale pour moi, c'est que ce genre d'émission puisse exister. Et dire que je les subventionne ! Faut vraiment être con !

Tout ça pour vous dire qu'à l'instar des émissions de télé, c'est relativement facile d'être long, chiant ( ?) et parler des heures sans apporter la moindre information utile ou nouvelle. Parce que, franchement, vous aviez pas besoin de me lire jusque là pour savoir qu'à la télé, ils nous prennent vraiment pour des cons !

Vous voulez savoir ce que j'ai fais après ? Et bien, j'ai allumé la DS de mon fils, j'ai beuglé comme un putois (le putois, c'est pour faire « cow boy ») après ce quater back de merde même pas capable d'assurer ses passes et je me suis pris une branlée par ses enfoirés de new-yorkais…
Après, pour me calmer, j'ai arrosé mon jardin… Vous voyez à quel point mes dimanches après-midi sont palpitants, hein ? ;)

6 commentaires:

Anthony Cocain a dit…

Woaw! J'ai lu TOUT l'article! Je me félicite :)

Non, hormis le fait qu'effectivement, ton climat et ton environnement me donne envie de t'étrangler, cet article était fort amusant :)

On en veut d'autres :)

baphea a dit…

Attends j'arrive boire une Hinano :)

Juste comme ça, y a pas une coquille : le titre de l'émission c'est l'objet du "sCandale", non?
Mais le scandale, le VRAI, c'est d'avoir un cadre de vie pareil! Purée!

@tchao, amigo ;D

anne -Sophie a dit…

MDR! Tu vois je fais court pour ne pas être trop chiante !

a.dan a dit…

Tu fais preuve d'une grande philosophie mon ami! ;)

Anonyme a dit…

Un p'tit dessin valant souvent un long discours, on comprend qu'ils aient parfois recours à quelques dessinateurs ces scénaristes... :-)))

Amicalement,

Stéphan, qui retourne à ses crayons...

Anonyme a dit…

Pas jalouse de ta piscine mon fils ...je reve de transformer la notre en jardin potager.. quand je me rend au rendez vous hebdomadaire avec Messieur Inter ou Leclerc je me demande si ce ne serait pas la solution..Je constate que mes deux petits enfants cheris sont toujours aussi chiants pour manger, ca doit etre genetique!!!
Bon courage pour les prochains dimanches, surtout si tu me fais autant sourire

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