vendredi 12 mars 2010

Projet en cours de finalisation

Edit : Pas de réponse. Cela signifie t-il que c'est à ce point nul que vous ne vouliez pas vous prononcer ? ;-)


Il y a trop de projet que je traine dans mes cartons depuis tellement de temps... A l'origine, un dessinateur devait se charger de présenter certains d'entre eux avec moi. Mais des emplois du temps trop chargés ou une autre proposition peut-être plus intéressante ont eu raison ou trop largement repoussé l'élaboration du projet...
C'est le cas pour ce projet intitulé "Meurtres au passé simple". 
Or étant dans une période de doute profond quant à mes capacités de scénariste, et de ce fait ne me faisant plus guère d'illusions, je me suis décidé à ressortir les dits scénarios, de reprendre quelque peu leur formulation et de les envoyer en l'état vers nos chers éditeurs. Certes, je suis à peu près sûr que la plupart d'entres eux ne prendront pas la peine d'y jeter un oeil. Le nombre de dossiers reçus étant trop important, il leur est impossible de tous les lire et les étudier avec l'attention nécessaire. Néanmoins, comme dirait l'autre, "sur un malentendu", tout peut arriver. 
J'ai la prétention de croire que cette histoire est une bonne idée à la base... A vous de me dire ce que vous en pensez...
En résumé : 
Alors qu’il pouvait prétendre à une affectation prestigieuse à Paris, Yannick Keromnes, jeune lieutenant de police tout juste promu de l’ESOP, opte pour la PJ de Brest. Ce choix, que beaucoup, notamment sa fiancée, ne comprennent pas, est motivé par des rêves récurrents et obsédants dans lesquels une dame blanche se fait assassiner et l’appelle à l’aide avec insistance. 
Son intégration au sein de sa nouvelle affectation ne se fait pas sans mal et Yannick continue de rêver. Mais là où il n’était auparavant qu’un spectateur angoissé, il tend à devenir de plus en plus acteur sous les traits d’un soi d’une autre époque, un peu comme si ces rêves étaient en fait des réminiscences d’une vie passée. Et ils vont prendre toute leur signification quand les ossements d’une femme assassinée il y a deux siècles vont être retrouvés enfouis dans la lande bretonne… Se sachant impliqué, ne serait ce que par les rêves qui continuent de l’aiguiller dans son enquête, Yannick va, malgré les injonctions de sa hiérarchie, se lancer à corps perdu sur les traces d’un tueur diabolique dont certaines personnes ont, de nos jours, tout intérêt à ce que l’on ignore l’existence…
Les intentions des auteurs : 
Ce projet, prévu en trois tomes, s’inspire d’un fait divers survenu en Bretagne en 2006. On y découvrit, enfoui sous le sable d’une plage, les ossements d’une femme dont les premières constatations indiquaient qu’elle avait été assassinée. Il fut un temps question qu’il s’agisse d’une victime de Francis Heaulme, tueur en série ayant séjourné dans cette région et y ayant commis au moins un meurtre. Puis le légiste décida de pousser ses expertises pour finalement découvrir que la victime était morte plusieurs siècles auparavant. Dès lors, bien sûr, il fut décidé de classer l’affaire…
Pour le héros de cette histoire il n’est pas question de classer l’affaire. D’une part parce que depuis la mort de son père, assassiné dans des conditions mystérieuses, il s’est juré de résoudre toutes celles auxquelles il se retrouverait confronté. D’autre part parce qu’il se sait intimement lié à la victime à cause des rêves qu’elle lui impose et dans lesquels elle prend les traits d’une Dame blanche… De ces rêves dont on garde un souvenir que le réveil n’estompe pas et qui nous obsède ou nous dérange tant qu’ils restent présents dans notre esprit. A ce titre, toutes les apparitions de la dame blanche ou de Yannick - sous la forme de son alter égo du XVIIIème siècle - tenteront, par leur mise en scène tant graphique que scénaristique, d’impliquer le lecteur au plus près, ce dans le but qu’il s’en trouve troublé à son tour. Outre ce rôle, les rêves  contribuent à aiguiller Yannick dans ses recherches et forment une histoire parallèle et décousue que le lecteur reconstituera au fur et à mesure de la progression de l’enquête ; créant ainsi une sorte de passerelle interactive entre monde réel et rêvé. 
Mais pour que cette enquête ait un but réel, il faut évidemment qu’il y ait une possibilité de découvrir l’identité du meurtrier… et surtout de l’empêcher de nuire une nouvelle fois. Or, naturellement, il est impossible qu’un meurtrier ayant sévi au XVIIIème siècle soit encore vivant à notre époque… A moins qu’il ne soit lui-même un personnage surnaturel… Et c’est ainsi que l’aspect fantastique de cette enquête va aller crescendo, mêlant progressivement les rêves aux Déités précolombiennes, sacrifices rituels et légendes bretonnes. 
Yannick aura fort à faire pour déjouer le machiavélisme de ce meurtrier, d’autant plus qu’il va rencontrer la réincarnation de la Dame blanche à notre époque ; une jeune femme dont il va s’éprendre et qui bien sûr est au centre de son enquête. Un peu comme si, quelque soit l’époque, l’histoire était un éternel recommencement…

11 commentaires:

Cédric Hervan a dit…

Et bien moi, je la trouve plutôt bonne cette idée !!!

A.DAN a dit…

Meuh non! C'est parce qu'on avait pris le temps de regarder le nabot présidentiel se prendre une rouste aux élections ...

Sinon en soi moi j'aime assez ces histoires avec une dose de "fantastique" mais le plus difficile c'est de doser justement, de raccrocher à du "crédible". Le coup des Déités précolombiennes peut être un bon moyen ... A suivre donc.

laurentg a dit…

Non ! Cette présentation est attractive. Cependant, comme je me sens plus loin de mes centres d'intérêt et univers, j'ai davantage de mal à me prononcer. Pas une réserve plutôt une remarque d'ordre général : méfie-toi peut-être de "l'accumulation" de pistes" qui - parfois - peut rendre une histoire indigeste. On gagne parfois à la simplification ;o) Bon courage. Amitiés. LG

Edouard Chevais-Deighton a dit…

Cédric : Merci... ;-)
ADAN : La seule chose que je regrette avec ces élections, c'est que ce soit une défaite de la droite mais pas forcément une victoire de la gauche...
Laurent : Oui, je comprends que ce n'est pas forcément ta tasse de thé ce genre d'histoire. Merci pour ton conseil en tout cas, j'essayerai d'être vigilant.

SAM a dit…

Période de doutes?
Aie. C'est le contrecoup de la parution de ton premier album ça. T'es en pleine décompression. Trop vite remonté à la surface sans avoir respecté les paliers.

Moi aussi, je trouve ça bien. Mais dans bandes dessinées, le deuxième mot à son importance. Ce sera certainement difficile de te faire entendre sans un dessinateur pour porter l'histoire avec toi.

Tape "blog bd" sur google et harcèle les tous. Il y en a bien un qui dira oui.

Bon courage.

anne sophie a dit…

Tout à fait ma tasse de thé par contre cette histoire ! J'espère qu'elle va émerger des tiroirs... et pourquoi pas un roman ?

Juliette a dit…

Bonjour,
Moi, je trouve cela assez prenant... il y a à côté de l'histoire toute une ambiance à développer qui donne du grain à moudre au dessinateur...enfin, à mon avis.
J'ai juste un doute raltivement aux Déités précomlombiennes (le rapport avec la Bretagne), mais cela est peut-être le piquant de toute l'histoire?

Bref, fonce;)

Sinon, j'ai suivi un peu ce blog et tes doutes; une ou 2 critiques négatives ne doivent pas te faire lâcher, surtout avec 2 albums chez un gros éditeur qui en plus se sont plutôt bien vendus.
C'est normal de faire des erreurs sur une première série, non?

Le simple fait que tu aies convaincu un gros éditeur par les temps qui courent est un gage de ton potentiel.

Bon succès!

Juliette, dessinatrice avec 5 BDs dont 4 chez des éditeurs obscurs et dans le doute continuel;))

Edouard Chevais-Deighton a dit…

Sam : En fait, il y a un dessineux sur ce projet. Mais trop occupé pour donner suite pour l'instant.
AS : Un roman ? Je n'ai pas le talent qu'il faut pour ça... ;-)
Juliette : Merci de ton passage. Et merci pour ces mots encourageants. J'ai cliqué sur ton profil pour aller voir tes réalisations mais il n'est pas accessible.

Juliette a dit…

Rebonjour,

Je n'ai pas de "profil" et pour le moment, pas de blog (je dois le réaliser une fois la BD que je fais actuellement sera finie).

J'ai un site http://j.derenne.free.fr mais il n'est pas à jour (je suis un peu à la rue question communication en ce moment).

Je connais ton blog car Vincent Méridian m'en a parlé, et il semble que vous ayez un projet en commun.

Avec encore mes encouragements!

Juliette

laurentg a dit…

Y a comme un coup de mou dans ce blog ! ;o) LG

Jean-Claude Bauer a dit…

j'ai fait la connaissance d'un éditeur, tout neuf! Il démarre et pour le dessinateur c'est dur car il paie mal, mais pour un scénariste qui a un emploi ça peut le faire!
Il est très ouvert et st en quête d'auteurs... Si ça t'intéresse???

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