jeudi 2 octobre 2008

Mes savates et moi...

Et oui, à défaut de vous montrer de nouvelles planches, crobards ou autre belles réalisations de dessinateurs, je vais vous parler de me savates... Vous vous souvenez de ce cadeau commercial de mon libraire ? Et bien, le voici après trois mois d'intenses utilisations sous les tropiques :

Oui, je sais, vous vous en foutez un peu. Mais sachez qu'à Tahiti, la savate est un sujet important, avec lequel on en rigole pas et qui fait même l'objet d'études scientifiques... En effet, il est un phénomène extraordinaire, quasi surnaturel : l'itinéraire emprunté par une paire de savates se retrouvant malencontreusement à la mer... Fruits d'un oubli à la plage ou encore de l'inconscience criminelle de personnes qui les aurait jetées volontairement à la mer, sachez que qu'elles sont des milliers à se retrouver chaque année à la mer. Et bien figurez vous que l'on a constaté que les savates droites et les savates gauches empruntaient des chemins différents pour finir par s'échouer sur des plages parfois distantes de plusieurs milliers de kilomètres. Alors quoi ? Est ce que des extra-terrestres s'amuseraient à prélever les savates à la mer pour les rejeter sur des plages différentes ou serait ce la conséquence d'un divorce de savates ? Les hypothèses sont nombreuses et il fallait absolument que des scientifiques se penchent sur la question. Le résultat de cette étude ô combien primordiale est malheureusement beaucoup plus prosaïque : la forme forcément différente entre un pied droit et un pied gauche de savate implique que chacune emprunte des courants marins différents...
Et voilà pourquoi vous trouverez dans certaines îles des gens marchant avec deux savates droites et d'autres avec deux savates gauche. Edifiant, non ? De là à créer des couloirs aériens entre ces deux îles pour organiser des retrouvailles de savates, il n'y a qu'un pas (de savate... - je sais, elle est facile).
Bon, voilà, vous savez tout (ou à peu près) sur l'importance des savates dans nos lointaines îles tropicales.
Pour en revenir aux miennes, il ne fait aucun doute qu'elles ne survivront pas aux deux années de mon séjour. D'ailleurs, je songe à les remplacer d'ors et déjà par des savates équipées d'un ouvre bouteille ! Et oui, ça existe ! Et c'est bien utile... surtout pour ouvrir votre bouteille de Hinano quand vous êtes à la plage (je sais, c'est pas bien de boire au soleil mais c'est tellement bon ! Et oui, Benjamin, je suis souvent à la plage ! ;)).
Ben sinon, question BD, ça avance... Et je ne manquerai pas de vous tenir au courant...
A bientôt ! La prochaine fois, je vous parlerai de mon jardin. Vous verrez, c'est très intéressant !

3 commentaires:

AS a dit…

Tu as une vie tellement difficile, on sent que tu souffres, que tu prends sur toi pour résister à la pression quotidienne, allez courage je penserais à toi bien fort la prochaine fois que je serais coinçée dans les embouteillages. Tu veux un coup de savate au cul ouais pour nous faire baver d'envie comme ça ? Faudrait déjà que je les retrouve mes savates à moi ... et ça vu le temps à paris, j'ai peur qu'elles se soient jetées dans la Marne pour rejoindre la mer et les îles, regarde tu vas les voir passer un de ces jours :))

a.dan a dit…

Les miennes de savates ont du être fabriquées en Polynésie ... jamais été foutu de trouver du 1er coup la gauche avec la droite tellement c'est le bordel dans le "meuble" à godasses!!! ...

Merci pour ces coups de soleil ;)

Anonyme a dit…

Salut Edouard,

A bientôt pour quelques cases "tunisiennes" toutes fraîches pour remplacer tes vieilles savates !

Amicalement,
Stéphan

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